I wait, I've waited, I'll wait... : a verb, a life...

I wait, I've waited, I'll wait... : a verb, a life...
...
Il attend. Il a l'impression d'avoir fait ainsi toute sa vie. C'est peut-être pour lui le verbe qui le résume le mieux ; mais en réalité ça ne le dérange pas. Un verbe, une vie...
Alors, il attend, il l'attend.
La personne qu'il attend ne viendra peut-être pas tout de suite, mais il est seul et il a promis de patienter jusqu'au bout ; il s'est promis de patienter jusqu'au bout.
Et puis, il se dit : "et si quelqu'un m'attendais ?" Cette idée le dérange, qui l'attend ? Quelqu'un probablement.
Alors il attend l'autre, car il ne sais pas par qui il est attendu.
Et autour de lui, ça bouge et ça vit, mais pas pour lui. Aucun de ceux-là ne l'attend, il n'attend aucun de ceux-là. Ces gens sont indifférents à son cas, et l'indifférence le tue.
Il est seul. Il voudrais qu'on l'aime ou qu'on le haïsse ; qu'on se mette à lui crier dessus plutôt que de l'ignorer. Oui, il préferais la haine à l'indifférence. Mais les gens indifférents s'en foutent.
L'autre n'est toujours pas là, mais lui, il attend, toujours seul. Aucun des passant ne s'arrête, sûrement sont-ils attendus. Est-il le seul à attendre ? Il n'en sais rien il ne sais qu'une chose : l'autre viendra un jour. Ce jours est peut-être lointain...
... toujours est-il qu'il attend, qu'il l'attend ; noyé pendant ce temps dans une indifférence dont il n'attend rien.
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# Posté le samedi 02 juin 2007 10:19

Modifié le mercredi 27 juin 2007 18:13

pire ?

Vous connaissez Itchi et Scratchi ? non ? Tant mieux, car, pour vous, voici leur version légèrement modifiée et animée par Pixar. Que celui qui me dit que "Je, François Villon" est gore après avoir vu ça réfléchisse un peu à ce qu'il dit ! et que celui qui me dise que ça n'a rien avoir sache que, en effet, ça n'a rien a voir : c'est pire.
Je vous laisse avec "Indigen" chers amis, savourer bien cette dose de sang frais, cette dose de sang inutile (surtout sur le début). Appréciez le réalisme de cet homme qui perd sa main dans un torrent de sang avant... de la récupérer miraculeusement, pour pouvoir mieux pisser le sang ensuite ; savourez, ceci, c'est vraiment de la violence gratuite !

# Posté le mercredi 30 mai 2007 12:16

Modifié le mercredi 30 mai 2007 12:55

Armes égales...

Armes égales...
La vérité est un glaive à l'aide duquel on peut menacer, le mensonge est le bouclier derrière lequel se réfugier.

A vous de juger duquel user au bon moment. On dit que la meilleur tactique, c'est l'attaque ; peut-être est-ce vrai de le cas présent. Toujous est-il que, lorsqu'on vous réclame le coup de grâce, ayez pitié de votre adversaire: achevez le comme il vous le demande et ne vous réfugiez pas derrière un bouclier déjà fendu par le combat.
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# Posté le mardi 29 mai 2007 14:26

Etoiles filantes...

Etoiles filantes...
Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré la main

( A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal )

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant
Seules les traces font rêver...
Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux c½urs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
(George Brassens "Les Passantes")

# Posté le vendredi 25 mai 2007 17:14

Modifié le samedi 26 mai 2007 13:15